Pasar al contenido principal
x
imagen
Intervention du CETMO à l'occasion de la conférence sur les corridors de transport euro-asiatiques

Conférence euro-asiatique

Le CETMO participe à la conférence internationale sur les corridors de transport euro-asiatiques au siège des Nations-Unies

  • Le Comité des transports intérieurs (CTI) de la Commission Économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU, Genève) a invité le CETMO à figurer parmi ses principaux conférenciers
  • Le CETMO a mis en exergue le fait que les itinéraires euro-asiatiques doivent se poursuivre naturellement par le nord de l'Afrique

 

 

Le CETMO a participé, les 3 et 4 septembre derniers, au groupe de travail chargé d'examiner les tendances et l'économie des transports, organisé par le Comité des transports intérieurs de la CEE-ONU. Ce groupe de travail constitue un forum paneuropéen d'échange d'idées sur les progrès et les enjeux liés au transport terrestre durable dans la région paneuropéenne.

Plus précisément, le CETMO a été invité à intervenir à la conférence internationale intitulée « Rendre les corridors de transport euro-asiatiques opérationnels », qui était organisée par ce groupe de travail. La conférence a donné lieu à des débats sur la future coopération entre les gouvernements, les institutions financières internationales (IFI), le secteur privé et le secrétariat de la CEE-ONU afin de faciliter le développement des corridors euro-asiatiques et leurs ramifications et connexions avec d'autres corridors de transport pour faire en sorte que le transport terrestre soit le principal contributeur au développement économique et à la facilitation du commerce dans la région.

L'intervention du CETMO était basée sur les points suivants :

  • Complémentarité entre les corridors de transport : bien que les réseaux de transport euro-asiatiques soient essentiels pour améliorer la connectivité entre les 2 continents, le fait que les modèles de tracé des corridors s'arrêtent à la péninsule ibérique n'a aucun sens ; ils doivent se poursuivre dans le nord de l'Afrique via le corridor multimodal transmaghrébin.
  • Importance de l'intermodalité et de la multimodalité : les réseaux de transport et les corridors ne peuvent pas être traités comme de simples routes ou voies ferrées. Il faut les envisager du point de vue de la multimodalité, en tenant compte non seulement des modes de transport routier, ferroviaire, maritime et aéroportuaire, mais aussi des plateformes logistiques. Étant donné que le fonctionnement effectif des corridors dépend des connexions entre les modes de transport, il est par ailleurs essentiel de garantir une bonne intermodalité.
  • État d'avancement du Corridor multimodal transmaghrébin : l'état d'avancement du corridor varie selon le mode de transport.
    • Routes : une grande partie du réseau routier est déjà réalisée. Il reste simplement à moderniser certains tronçons et à en construire d'autres, relativement peu étendus.
    • Chemins de fer : il reste plus à faire dans la rubrique ferroviaire. Il faudrait en effet moderniser une grande partie du réseau existant et construire de grands tronçons de voies ferrées.
    • Ports : il y a 24 ports en service et 4 ports planifiés.
    • Aéroports : il y a actuellement 21 aéroports en service.
    • Plateformes logistiques : ce sont les infrastructures nodales qui nécessitent le plus de développement ; il y en a seulement 3 en service et 13 plateformes supplémentaires sont planifiées.
  • Investissements nécessaires pour l'achèvement du corridor : après avoir analysé les besoins liés au développement du corridor multimodal transmaghrébin, il convient de se centrer sur le coût de ces actions. Le CETMO a calculé qu'il s'élève à 9,104 milliards d'euros pour les routes, à 53,343 milliards d'euros pour les chemins de fer, à 7,536 milliards d'euros pour les 4 ports et à 2,301 milliards d'euros pour les 13 plateformes logistiques. Un investissement total de 72,284 milliards d'euros permettrait donc d'achever le corridor. L'une des projections de financement consisterait en un investissement annuel de 4,25 milliards d'euros pour achever le corridor multimodal transmaghrébin en 2035.
  • Liaison fixe au niveau du détroit de Gibraltar : pour une bonne connexion entre le corridor méditerranéen et le corridor multimodal transmaghrébin, l'idéal serait de disposer d'une infrastructure fixe reliant les deux rives de la Méditerranée au niveau du détroit de Gibraltar. C'est dans ce contexte que l'accord signé entre le CETMO et les sociétés nationales espagnole (SECEGSA) et marocaine (SNED) chargées de l'étude de cette liaison fixe en vue de la création d'un observatoire du trafic dans le détroit de Gibraltar revêt toute son importance. Cet accord a pour objectif de créer une structure de collaboration afin de collecter, d'exploiter, d'analyser et de diffuser des informations en ce qui concerne les aspects socioéconomiques et les infrastructures de transport qui canalisent les liens entre l'Europe et l'Afrique, ainsi que les flux de marchandises et de passagers entre les deux continents.

Pour en savoir plus sur l'intervention du CETMO, vous pouvez consulter l'intégralité de la présentation sur le site http://cetmo.org/en/data-centre/publications, dans la rubrique UNECE : 2018 - WP5 Conférence Internationale « Rendre les corridors de transport euro-asiatiques opérationnels ».

Le secrétariat de la CEE-ONU a jugé les propositions du CETMO très pertinentes et a déclaré, dans son document de conclusions, qu'il était nécessaire que les réseaux de transport euro-asiatiques soient reliés à la partie sud de la Méditerranée Occidentale via le Corridor multimodal transmaghrébin.

 

Futures activités du CETMO avec la CEE-ONU

Le CETMO a prévu un autre déplacement au siège des Nations-Unies de Genève au mois de septembre en vue de la signature d'un accord de collaboration avec la CEE-ONU. Cet accord aura pour objectif le développement d'un système intégré international de transport et de logistique intermodaux pour les pays membres du CETMO, qui contribuera à la promotion du développement économique et au progrès social dans la région de la Méditerranée Occidentale, et servira de lien entre les corridors qui relient l'Afrique et l'Europe.

Abonnez-vous à notre newsletter

Restez à l'écoute de nos nouvelles